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Quercétine : ses bienfaits et nos conseils pour une bonne assimilation

Quercétine : comment profiter pleinement de ses bienfaits 

La quercétine suscite un intérêt croissant en nutrition et en micronutrition. 

Ce flavonoïde naturellement présent dans de nombreux végétaux est étudié pour ses propriétés antioxydantes, son rôle dans la modulation de l’inflammation et son soutien potentiel de la peau et de l’immunité.

Mais connaître ses bienfaits ne suffit pas. Encore faut-il comprendre où trouver la quercétine, comment l’intégrer à son alimentation et surtout comment optimiser son assimilation. 

Car la quercétine, malgré son fort potentiel biologique, présente une biodisponibilité naturellement limitée. 

Avant d’aborder les questions de supplémentation et de timing de prise, commençons par l’essentiel : ses sources alimentaires.

Où trouver la quercétine ? Dans quels aliments est-elle présente ?

Jeune femme blonde qui tient une pomme verte

Beaucoup se demandent où trouver la quercétine naturellement et dans quel aliment elle se concentre le plus. 

Ce flavonoïde est largement répandu dans le règne végétal, mais certaines sources sont particulièrement intéressantes.

On retrouve notamment la quercétine dans :

  • Les oignons rouges (surtout les couches externes).
  • Les pommes consommées avec leur peau.
  • Les câpres.
  • Les baies comme les myrtilles ou les airelles.
  • Les fruits rouges.
  • Le thé vert et le thé noir.
  • Certains légumes-feuilles comme le chou kale, les épinards et le cresson.

La teneur varie selon la variété, la maturité et le mode de préparation. 

Les oignons rouges figurent parmi les sources les plus concentrées, avec des teneurs pouvant dépasser 100 mg/ kg. 

Malgré cela, l’alimentation occidentale apporte généralement entre 10 et 30 mg de quercétine par jour, ce qui reste relativement modeste. 

C’est pourquoi la supplémentation est parfois envisagée dans des contextes spécifiques.

Quercétine : bienfaits sur la peau et protection cellulaire

La recherche autour des bienfaits de la quercétine sur la peau s’explique par son fort potentiel antioxydant. 

La peau est particulièrement exposée au stress oxydatif lié aux UV, à la pollution ou aux processus inflammatoires chroniques. 

La quercétine agit en neutralisant les radicaux libres responsables du vieillissement prématuré des tissus.

Les données expérimentales montrent qu’elle participe à la protection des cellules cutanées, notamment les kératinocytes et les fibroblastes. 

Elle contribue également à moduler certaines voies inflammatoires et pourrait soutenir la préservation du collagène. 

Dans une approche globale de prévention du vieillissement cutané, elle s’intègre dans une stratégie nutritionnelle riche en polyphénols.

Quercétine et bromélaïne : une association complémentaire

Moitié d'ananas et ananas entier avec feuille sur fond jaune orangé

L’association quercétine et bromélaïne revient fréquemment dans les recherches. 

La bromélaïne, enzyme issue de l’ananas, est connue pour ses propriétés anti-inflammatoires et pour sa capacité à favoriser l’absorption de certains composés.

Cette synergie repose sur un double mécanisme : d’une part, la bromélaïne peut améliorer la perméabilité intestinale transitoire et faciliter l’assimilation de la quercétine.

D’autre part, les deux molécules exercent des effets complémentaires sur les médiateurs inflammatoires. 

Cette combinaison est notamment étudiée dans les contextes saisonniers ou allergiques, la quercétine participant à la stabilisation des mastocytes impliqués dans la libération d’histamine.

Pourquoi la quercétine est-elle difficile à assimiler ?

La question de la biodisponibilité est centrale lorsqu’on s’intéresse à l’efficacité réelle de la quercétine. 

Sous sa forme libre, elle présente une faible solubilité dans l’eau, ce qui limite son absorption intestinale. 

Elle est également rapidement métabolisée au niveau intestinal et hépatique, ce qui réduit la quantité atteignant la circulation sanguine.

Certaines formes galéniques de quercétine ont été développées pour contourner cette limite, notamment les complexes associés à des phospholipides, parfois appelés formes phytosomales. 

En améliorant la solubilité et la dispersion dans l’organisme, ces technologies permettent d’augmenter significativement les concentrations plasmatiques observées après ingestion.

Des études pharmacocinétiques montrent que certaines formulations optimisées peuvent multiplier l’assimilation par rapport à une quercétine standard.

Quand prendre de la quercétine pour une meilleure efficacité ?

Cela dépend principalement de sa nature liposoluble. Elle est mieux absorbée lorsqu’elle est consommée au cours d’un repas contenant des matières grasses. 

La présence de lipides favorise sa mise en solution et améliore son passage à travers la barrière intestinale.

Il est donc préférable de prendre la quercétine pendant un repas plutôt qu’à jeun, sauf indication spécifique liée à une forme particulière. 

Lorsque les apports dépassent 500 mg par jour, une répartition en deux prises peut optimiser la tolérance et l’assimilation.

Dans les études cliniques, les doses les plus fréquemment utilisées se situent entre 500 mg et 1 000 mg par jour chez l’adulte. 

Certaines indications ciblées peuvent nécessiter des apports plus élevés sur des périodes courtes. 

Une supplémentation excessive et prolongée pourrait toutefois produire un effet paradoxal pro-oxydant, ce qui rappelle l’importance d’un usage raisonné.

Quercétine : un flavonoïde stratégique en micronutrition

La quercétine occupe une place particulière parmi les flavonoïdes étudiés en nutrition et en longévité. 

Elle agit comme antioxydant, modulateur inflammatoire et soutien potentiel de la fonction immunitaire. Son intérêt dépend toutefois largement de sa biodisponibilité et du contexte d’utilisation.

Savoir où trouver la quercétine dans l’alimentation, comprendre dans quel aliment elle est la plus concentrée, connaître ses bienfaits sur la peau, identifier le bon moment pour la prendre et envisager son association avec la bromélaïne permet d’en optimiser l’utilisation dans une approche globale et cohérente.

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